vendredi 3 mai 2013

Les aléas du chemin

Après 7 semaines de marche, je voudrais vous partager les difficultés que nous avons rencontrées. Le premier n'était pas tant le froid, car en marchant on se réchauffe, mais l'état du sol : congères, boue, passages étroits, et le vent debout.
Les pieds ne supportent aucun à peu près, et demandent une attention et des soins journaliers. Cela m'a demandé 3 semaines de mise au point. Le port du sac même léger ( 4-5 kg ) peut occasionner des douleurs lombaires ou rhumatismales et nous avons essayé diverses méthodes pour s'en défaire, mais cela reste à améliorer.
Nous avons emporté une tente pour palier aux aléas du logement mais comme il faisait trop froid, nous ne l'avons utilisé qu'une fois sur les 600 premiers km.
La fatigue physique se gère en ne forçant pas les limites, c' est pourquoi nous ne marchons pas plus d'une vingtaine de km.
Le découragement est le pire ennemi du pèlerin, car les difficultés répétitives usent le moral.
Plus nous descendons vers le sud, moins il nous semble que les mairies sont accueillantes pour les pèlerins et il faut parlementer pour obtenir l'accès à un local ou un vestiaire de foot. Extrait du journal: "Galopin tiendra-t-il ? Ces derniers jours, il marche moins bien.
J'espère que la remise à forme des sabots lui redonnera du punch".
En fait, ses sabots ne s'arrangent pas et nous envisageons de lui donner un bon congé. Cela demandera de changer notre fusil d'épaule... La solution aux problèmes vient souvent de la providence, le tout est d'essayer de rester positif. Nous recevons souvent de l'information en bavardant avec les passants ; il nous reste à tenter notre chance. Nous saisissons aussi toutes les opportunités : coin pic-nic plus choisis en fonction des potentialités (assises, herbe, sécurité pour Galopin) que de l'estomac.
Il y a aussi des difficultés de communication pour organiser l'étape suivante à une distance raisonable. J'ai opté pour un téléphone français, mais les unités volent et il est rare de pouvoir passer par Skype. Le WiFi, quand il y en a, est souvent faible, de même que le réseau mobile.
Tout cela fait que il nous faut vivre au jour le jour...

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